Charlottever

Charlottever

Horreur

ATTENTION  TEXTE BRUTAL! ÂME SENSIBLE PRIERE DE  S'ABSTENIR!

Expliquez-moi pourquoi, on remet en liberté des désaxés alors que l'on sait pertinemment qu'ils violeront et tueront à nouveau?

J'ai beau essayer de comprendre…J'ai déjà du mal à croire que l'on puisse faire du mal à plus petit que soit….

C'est l'histoire de Florence, une jeune adolescente à qui tout souriait.

Elle était jolie, avait encore de l'innocence au fond des yeux. Elle venait de rentrer en cinquième. Elle n'était absolument pas provocante dans ses attitudes, encore moins dans sa façon de se vêtir. Elle avait un petit rire aigu ressemblant étrangement au cri d'une souris. Elle ne fréquentait pas les garçons. Elle préférait faire du sport. Elle pratiquait la danse et le tennis. Cela lui avait sculpté un corps long et gracieux, qui lui donnait l'air d'être plus âgée. Elle adorait la lecture, surtout les histoires fantastiques. Il lui arrivait souvent de s'imaginer elfe, princesse, chasseresse…Son imagination allant bon train alors, elle jetait sur le papier tout ce que cela lui suggérait. Elle aimait les tons pastel et soulignait au feutre noir chaque détail, chaque contour. Elle écoutait peu de musique et préférait aller au cinéma. Comme toutes les adolescentes elle avait dévoré twylight et rêvait de Robert Pattinson…Elle ne s'identifiait jamais à l'héroïne, même si parfois, elle apparaissait dans ses songes.

A la maison, elle était seule. Ses parents n'avaient pas réussi à lui donner un frère ou une sœur. Ils avaient depuis peu déposé une demande d'adoption mais elle avait déjà douze ans et la perspective de devoir s'occuper d'un tout petit ne l'enchantait pas vraiment. Elle entendait quotidiennement, Marie, Flore, Isabelle se plaindre  et cela avait l'air terrible. Non,  elle n’était vraiment pas pressée !

Elle dormait souvent chez ses amies. Elles s’entendaient à merveille et discutaient toute la nuit, de tout, de rien. Marie aimait Paul qui ne la regardait même pas, Flore voulait perdre du poids alors qu’elle était déjà très mince. Elle éprouvait énormément de complexes à cause de son appétissante poitrine ! Les garçons la regardaient avec envie mais elle s’en fichait : elle ne se plaisait pas ! Isabelle quant à elle s’amusait de tout. Elle avait les garçons à ses pieds et elle en profitait ! Elle était volage et affirmait que jamais elle ne se marierait ! Elle passait de l’un à l’autre sans jamais s’attacher.

-« Quand on a douze ans disait-elle, on a la vie devant soi ! »

 Ses parents avaient divorcé alors qu’elle n’avait pas 2 ans. Mais, elle était toujours en joie et cela énervait parfois Marie qui pestait de ne pouvoir obtenir ne serait ce qu'un simple regard de la part de Paul.

Voilà, tout allait très bien !

 

Nous étions en automne, le soleil avait disparu depuis quelques heures mais il faisait toujours clair. Nous étions lundi et Florence revenait à pieds de son cours de danse.  Le cours avait été soutenu, elle avait forcé en faisant le grand écart. Le professeur lui appuyait sur les jambes pour l’assouplir et la faire toucher le sol. Même lorsqu’elle était bien échauffée, cela était douloureux. Il ne lui restait que quelques centimètres pour que cela soit parfait.

Elle était fière des progrès accomplis depuis quelques mois. Un ballet aurait lieu à Noël et elle se sentait prête. Les tutus seraient de couleur parme. On ajouterait des volants d’un violet un peu plus soutenu. Et il y aurait des edelweiss dans leurs cheveux et sur les tutus. Les chaussons roses ne jureraient pas.

-« ce sera une belle fête » se disait-elle tout bas.

Elle était encore perdue dans ses pensées quand un bras la saisie très fermement. On la jeta à l’arrière d’une voiture. Un chiffon humide imbibé de chloroforme appliqué sur son visage, vint à bout de sa résistance !

Quand elle se réveilla, il faisait nuit. Elle se dit qu’il devait être neuf heures tout au plus. Elle regarda autour d’elle, le regard encore endormi mais ne reconnut pas les lieux.

Elle remit de l’ordre dans ses idées et commença à paniquer quand un homme de grande taille, malingre et physiquement à l’opposé du super héros, entra. Il souriait bêtement en la regardant.

Il la saisit par les bras sans prononcer le moindre mot et la ligota à un vieux lit sur lequel on avait jeté négligemment un drap rose. Elle ne se débattait pas, elle écarquillait les yeux cherchant à comprendre ce qu’il lui voulait. Ses parents n’étaient pas fortunés, il ne pouvait s’agir d’une demande de rançon. Quand il lui attacha les pieds, elle comprit qu’elle ne serait pas présente au gala de danse de Noël. Il allait lui faire mal, elle le pressentait.

Lorsqu’elle le vit défaire son pantalon, elle ferma les yeux et eut envie de disparaitre. Elle voulait hurler mais aucun son ne sortit de sa gorge. Seules les larmes réussirent à couler le long de ses joues, le long de son cou.

Il la besogna sans ménagement la première fois. Les cris rauques qui s’échappaient étaient insupportables pour Florence. Quand il se rhabilla, elle se dit que malgré l’horreur de son geste, il avait été rapide, qu’il avait obtenu ce qu’il voulait et qu’il allait la relâcher.

Quand il revint et qu’à nouveau il enleva ses vêtements, elle comprit que cela allait durer beaucoup plus longtemps.

Son sexe la brûla. Elle eut envie de vomir lorsqu’il lui caressa ses petits seins, et voulut mourir quand il les lui pinça. Il resta à ses côtés toute la nuit. Lorsqu’il retrouvait des forces, il abusait à nouveau de ce petit corps sans défense. Selon son humeur, il pouvait être doux ou violent.

La jeune fille ne croyait plus à un cauchemar, elle implorait la grande faucheuse. La folie entrait doucement en elle. Elle passait du rire hystérique aux larmes. Elle perdait pied, son esprit échappait à la réalité pour aller se réfugier dans une zone inconnue où le silence se fait et vous emmure quelque fois pour toujours.

Elle finit par s’évanouir, c’était sans doute mieux ainsi. Il est des choses dont on ne doit pas se souvenir.

Au petit matin, elle rouvrit les yeux. Le corps tout endolori, elle attendit. Il n’y avait aucun bruit dans la maison. Elle patienta ainsi toute la journée, trop faible pour bouger.

Lorsque le soleil partit se coucher, elle essaya de se détacher. Ce ne fut pas trop difficile.

Elle mit doucement un pied sur le plancher, essaya d’avancer jusqu’à la porte. Son sexe lui faisait affreusement mal.

Elle parvint dehors, son agresseur avait disparu.

Elle prit alors son courage à deux mains et courut aussi vite qu’elle put le long de la route.

Une voiture faillit la renverser. Le chauffeur freina, descendit de son véhicule et vit cette petite chose, effrayée, toute ratatinée, dans le fossé. Elle semblait apeurée. Il s’approcha doucement mais ne pût la toucher tant elle hurla.

Il lui parla gentiment, lui proposa à boire et  appela la police. Cette dernière ne mit pas longtemps à arriver sur les lieux.

Un médecin s’occupa de Florence qui ne parlait toujours pas.

On prévint ses parents, qui arrivèrent sans plus tarder, les yeux rougis, le visage bouffi ! Ils étaient heureux de savoir que leur fille était en vie. Ils avaient prié toute la nuit et n’y croyaient plus. On leur dit cependant que Florence était en état de choc et qu’ils ne pouvaient la voir pour le moment.

Les infirmières s’occupèrent de l'enfant, qui se laissa faire. Ses yeux regardaient ailleurs, son esprit semblait s’être envolé. Elle avait chaviré. Le médecin l’ausculta. Son corps allait guérir, il était formel. Pour le reste, il faudrait du temps, de la patience. Il ne pouvait se prononcer.

Ses parents ne pourraient la ramener à la maison tout de suite. Ils étaient désespérés de la voir ainsi, posée sur une chaise à regarder dans le vide toute la journée.

Depuis que le gouvernement avait voté la loi indiquant la prise systématique des empreintes génétiques depuis la naissance, on savait que l’on retrouverait notre violeur. Il suffisait de mettre l' ADN prélevé dans la banque de données.

On arrêta effectivement quelques jours plus tard notre agresseur. Il s’agissait d’un trentenaire qui avait déjà été arrêté et condamné pour ce genre de délit.  Il avait purgé sa peine, qui avait été ramenée à cinq ans pour bonne conduite. Il suivait un traitement mais n’avait pu, clamera- t-il, refreiner ses pulsions.

Florence avait été au mauvais endroit, au mauvais moment !

Allez donc lui expliquer cela…



01/05/2013
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